Principes directeurs de la politique forestière en Centrafrique

 

La politique forestière centrafricaine est arrimée aux instruments législatifs et réglementaires nationaux ainsi qu’aux Conventions, Traités et Accords sous régionaux, régionaux et internationaux dont le pays est signataire. Elle structure la gestion des forêts, y compris l’application des différentes politiques sectorielles dans les écosystèmes forestiers. Toute action entreprise dans le cadre de la politique forestière centrafricaine, participe à la mise en œuvre des instruments évoqués précédemment et doit être sous-tendue par les principes directeurs suivants :

Le respect des droits de l’homme et des droits des peuples autochtones : il correspond à la volonté du pays de gérer les ressources forestières dans le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la Déclaration des Nations Unies sur les Peuples autochtones. Elle correspond aussi à la volonté de capitaliser les connaissances et les savoir-faire traditionnels des populations locales et autochtones, nécessaires pour la conservation des ressources biologiques, le développement socio-économique et culturel de ces populations et, partant, la réduction de la pauvreté et le bien-être de l’homme ;

La cohésion sociale et la consolidation de la paix : elle fait référence aux nombreuses années de crises militaro-politiques passées et contemporaines, au souci de bâtir l’entente et la paix, essentielles pour le développement durable, et à celui de désenclaver le pays ;

La cohérence de la politique forestière avec les autres politiques sectorielles qui impactent le secteur forestier (agricole, minière, d’urbanisation, d’énergie et d’infrastructures) : elle exige la recherche et le renforcement de la coordination interministérielle dans le développement et la mise en œuvre des programmes de développement socioéconomique ainsi que la mise en place des mécanismes transversaux au sein de la primature pour gérer les politiques sectorielles ;

La prise en compte du genre et de la jeunesse : elle traduit notamment la reconnaissance de l’égalité Hommes Femmes en matière d’accès aux ressources forestières et à la propriété foncière mais aussi la volonté d’intégrer les préoccupations et les aspirations aussi bien des femmes que des jeunes dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des programmes de conservation et de gestion durable des forêts du pays ;

La bonne gouvernance : elle exprime la nécessité d’améliorer la reddition des comptes, la transparence, l’équité, la participation, la redevabilité, la subsidiarité, la lutte contre la corruption dans le secteur forestier centrafricain. En d’autres mots, elle exprime l’obligation de rendre l’action publique plus efficiente, mieux orientée vers l’intérêt général et la durabilité de cette action dans le respect des règles convenues, des méthodes ou des outils organisant la réflexion, la prise de décision et le contrôle de l’application des décisions ;

La coopération, le partenariat et la solidarité : ce principe réaffirme le respect des engagements pris vis-à-vis des partenaires, l’importance de la coopération, du partenariat et de la solidarité pour la gestion durable des écosystèmes forestiers de même que la volonté du pays d’améliorer les mouvements, les échanges et la circulation de personnes et de produits forestiers, à l’intérieur du pays et avec les pays voisins.

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