La RCA est l’un des pays les plus boisés de l’Afrique centrale avec environ 28.300.000 hectares (ha) de forêts, dont 9.250.000 de forêts fermées, soit près de 15% du territoire national. Couvrant près de 9% du territoire national (environ 5.400.000 ha), les forêts denses constituent la limite septentrionale de la grande forêt qui s’étend du Cameroun méridional à la République Démocratique du Congo. Elles occupent le sud-ouest (la Lobaye, la Sangha-Mbaéré et la Mambéré-Kadéï) et le sud-est (le Mbomou) du pays. Elles sont réparties en deux massifs :
Le massif du sud-ouest d’une superficie de 3.787.777 ha, dont 2.608.700 ha de forêts productives avec un potentiel global d’environ 866 millions de m³, toutes essences et types de bois confondus ;
Le massif du sud-est (Forêt de Bangassou) d’une superficie de 1.600.000 ha, réservé à la conservation mais exploité illégalement de façon artisanale.
En raison tant de son appartenance au Bassin du Congo que de la variété des régions d’implantation (littoral, savane, montagne, plaine, etc.), la forêt centrafricaine recèle un patrimoine naturel extrêmement riche en termes de biodiversité avec une grande variété d’espèces, de ressources forestières, fauniques, halieutiques et génétiques.
Le pays dispose de :
Environ 300 espèces d’arbres exploitables pour un volume exploitable de près de 241 millions de m³ ;
15 millions d’ha de terres arables dont 2 millions seulement sont mis en culture annuellement ;
16 millions d’ha de pâturages et de parcours qui sont également sous-exploités ;
Des plantes médicinales, nutritives et de service ;
Une grande variété de PFNL d’origine végétale et animale.
Ces produits, qui comprennent du Gnetum spp, des champignons, des chenilles, du vin de palme et de raphia, sont consommés, transformés et vendus pour la satisfaction des besoins de la population.
Pour la Gestion de la faune et des aires protégées
La RCA a divisé son territoire en Zones d’Intérêt Cynégétique (ZIC) : 27.000.000 ha, soit 47% du territoire national et en zones banales (35.300.000 ha, soit 53% du territoire national). Actuellement, la RCA compte quatre-vingt-une aires d’intérêt cynégétique, dont soixante-onze secteurs de chasse et une dizaine de ZCV.
En sus et comme indiqué plus haut, le pays dispose d’un réseau important d’aires protégées comprenant cinq parcs nationaux dont l’un dispose du double statut de réserve de Biosphère, une réserve naturelle intégrale, deux réserves spéciales à usage multiple, un parc présidentiel, deux réserves de biosphère et sept réserves de faune, couvrant 6.814.200 ha, soit 11% du territoire national
La gestion de la faune et des aires protégées en RCA se fait principalement au travers de la chasse sportive, commerciale, villageoise et, dans une moindre mesure, de l’écotourisme.
Dans le domaines des ressources halieutiques
Le réseau hydrographique centrafricain est constitué :
D’un ensemble de cours d’eau (rivières, marigots et ruisseaux) dont les principaux totaliseraient plus de 12.000 km ;
De systèmes de plaines d’inondation couvrant 10.000 à 30.000 km² ;
De nombreux petits lacs et réservoirs naturels ou artificiels de tailles modestes, formant ainsi un milieu écologique varié et complexe
Un peuplement ichtyologique remarquable : d’environ 450 espèces (233 à 269 espèces indigènes pour 24 à 25 familles de poissons ont été recensées dans le bassin de l’Oubangui, alors que le bassin du Chari compte 180 à 195 espèces indigènes pour 27 familles de poissons) ;
Une grande superficie des cours d’eau (bassin de l’Oubangui-Sangha et Chari-Logone : 582.000 km²) ;
Une grande superficie des eaux continentales exploitables : 10.000 à 30.000 km².


